Django unchained

Django-Unchained

Un Dr King Schultz éblouissant, avec un panache et une répartie sans nom. Un Django fidèle et virulent. Un esclave et un chasseur de primes vont se lier d’amitié et faire affaire. Une histoire d’amour se cache derrière un film où l’on passe du rire au dégoût, du Ennio Morricone au Tupac, de lumières vives aux contrastes plus sombre. Le changement d’ambiances est riche et entraînant. Les anachronismes trépidants. 

Outre cette belle découverte, j’ai regardé une émission intéressante avec Laurence Piquet. J’ai appris de Jean-Edouard Calvo et Albert Uderzo, dans le cadre de la 40èmes éditions du festival international de la BD. J’ai donc une envie de me remettre aux petites cases en couleurs!

Un peu de X dans nos vies

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Comme beaucoup, je suis devenue férue des conférences TEDx. Que ce soit en anglais ou français, que les sujets soient des plus techniques aux plus philosophiques. Beaucoup me font du bien, dont celle-ci que je découvre un peu tard. J’ai été très émue de lire David Servan Schreiber, et donc forcément intriguée d’entendre un membre de sa famille.  Cette conférence porte sur les instants de vies, dans notre société hyperactive, que l’on ne prend pas-et plus-le temps d’apprécier.

Cette conférence peut sembler triste, voir légère,  mais il n’en est rien. Comme le dit cette journaliste, la gratitude est un sentiment de reconnaissance que nous éprouvons lorsque nous réalisons la saveur de ce que nous vivons. Une chaleur, une odeur, un sourire, un rire, une main tendue. Et cet état d’esprit est bon pour la santé.

Je vous laisse donc sur cette conférence, que je trouve particulièrement pertinente.

http://www.tedxparis.com/talks/florence-servan-schreiber-le-pouvoir-de-la-gratitude/

 

Go de nuit, et surtout de jour

Mieux vaut tard que jamais. L’adage n’a jamais été aussi parlant : Jusqu’au 13 février prochain, à l’espace cosmopolis de Nantes, une exposition dédiée à la détresse humaine nous est présentée. Tout est née d’un hommage à deux femmes mortes dans de sombres conditions.

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Des déchets, des rues habitées par des ordures, des dédales de pierres et de saletés, des gravats, des décharges et des femmes. Voilà le thème de cette exposition : Les femmes. Mais pas n’importe lesquelles.

De jeunes filles d’ABIDJAN dans des guettos de « fraichenies ». Elles cherchent du confort, le minimum « vital ». Leur choix a été de quitter leur famille et la milice, pour s’asservir à des hommes. Leur mac qu’elles nomment « mari » .

Des visages en gros plan, du noir en couleur. Paréos, piercing, cheveux colorés, tatouages. Elles se lavent en pleine rue, avec de l’eau que nous pouvons imaginer peu portable. Elles se font des masques, fument, se maquillent comme elles peuvent. Je suis marquée par la pauvreté, le paysage meurtri, mais je peux visiter, outre des rues sans vies, une féminité exploitée. Ces femmes me regarde fixement, m’oppresse de leur expression. Cette réalité dérangeante, si loin de moi, me fait face et m’interroge. Tout est une question de regards au sein de cette expostion. Qu’y a-t-il de plus percutant qu’une confrontation? Des yeux fixement plongés dans les nôtres? Entre les photos, des citations et des témoignages, comme celui de Mélissa:

« Tu dégrades, tu deviens vilaine, tu fanes…tu dors comme un crocodile : tu fermes un oeil, tu ouvres l’autre. T’as peur donc t’as pas le temps de te reposer. Ici, on veille beaucoup. Ton corps, même ta personnalité change, tu maigris, tu tombes régulièrement malade. Y’a tout ça dedans. Tu penses trop »

Message saccadé, force de vérité. Ces femmes ne se battent plus mais subissent, et ont pleinement conscience du cauchemar éveillé dans lequel elles vivent. Des textes nous expliquent que les hommes, sous l’effet de drogues douteuses, les battent et s’en amusent. Mais eux-même sont pris dans un monde qu’ils ne contrôlent pas, et utilisent le « sexe faible » .

Pas mal

Cette exposition met en exergue le corps. Les traces de blessures y sont visibles. La féminité n’est pas oubliée mais c’est la dernière chose qui leur reste, elles n’ont plus rien hormis cette enveloppe. Mais celle-ci les esquive. Une fois de plus, une phrase complète mon observation

« Leurs corps leur échappe. Une enveloppe sous profondeur qu’elles couvrent de masques de beauté mais ne soignent pas »

Effectivement, l’instinct de survie les pousse à « s’apprêter » , mais pourquoi, pour qui? La dignité, certainement.

« L’instant jolie de m’intéresse pas »

Eliane de Latour, auteur des photographies, souligne que le beau n’est pas le but de cette exposition, ce sont les faits. Tout à commencé avec une jeune femme qu’elle a pris en photo. Le lendemain, elle lui a ramené des clichés et beaucoup, par la suite, sont venues la voir et lui ont demandé d’être capturées dans son objectif. Puis, la photographe a continué son travail d’investigation et a pris tout simplement la vie en photo, comme à ABIDJAN.

« L’étincelle de la beauté qui me donne envie de prendre une go en photo vient de son audace à vouloir montrer qu’elle est autre. La photo comme une réflexion de l’estime de soi »

Le courage. Voilà ce qui en ressort. Pas de larme, pas de plainte, juste l’adhésion à une vie de misère. Elles se prostituent, vivent dans une litière géante, l’avenir ne leur fait aucune promesse. Mais elles restent femmes et dans ce sens veulent jusqu’au bout nous le montrer.

La citation de Sénèque exprime bien le sentiment de l’exposition : « Tirons notre courage de notre désespoir même »

Le fait que mon papa ait passé quelques années en Afrique, dont en ABIDJAN, explique sans doute mon affinité pour ce sujet.

Défi L’Express

Dans le cadre du « Défi l’Express grandes écoles« , les Master de Sciencescom font appel aux Bachelor pour rédiger des articles au sein d’un blog. Ayant l’envie de m’essayer à l’écriture, et dans ce sens je vous autorise vivement à me faire des remarques, j’ai souhaité participer.

Galerie melanieRio

L’art

Comme je tiens aux textes de mon ancien blog (d’actualité quand même), je vais y remettre ici quelques passages.

Je suis en stage depuis 1 mois au sein de la seule galerie d’art contemporain privée de Nantes, la galerie melanieRio.

Mon affinité pour l’art n’est pas en rien dans ce choix. Surtout, je suis une boulimique de photographies. Je passe plusieurs heures à regarder des sites et des livres de photographes. Je visite tous les jours le serveur, et que de belles découvertes. La photographie que j’ai choisie ce matin me rappelle mon enfance et ses déménagements. C’est Edgar Martins le photographe, artiste phare de la galerie. Cette oeuvre est empreinte d’un certain oxymore. « La nostalgie de l’avenir » : voilà comment je l’a définirai.

Edgar Martins

Edgar Martins

Aujourd’hui, il pleut. Encore et toujours. C’est décidé, si ça ne change pas, je pars m’exiler dans un pays chaud après mes études! Pour rester dans le thème de l’art,voila une belle définition qui s’y apparente :

« L’art doit avant tout embellir la vie, donc nous rendre nous-mêmes tolérables aux autres et agréables si possible : ayant cette tâche en vue, il modère et nous tient en bride, crée des formes de civilité, lie ceux dont l’éducation n’est pas faite à des lois de convenance, de propreté, de politesse, leur apprend à parler et à se taire au bon moment.
De plus, l’art doit dissimuler ou réinterpréter tout ce qui est laid, ces choses pénibles, épouvantables et dégoûtantes qui, malgré tous les efforts, à cause des origines de la nature humaine, viendront toujours de nouveau à la surface : il doit agir ainsi surtout pour ce qui est des passions, des douleurs de l’âme et des craintes, et faire transparaître, dans la laideur inévitable ou insurmontable, son coté significatif.
Après cette tâche de l’art, dont la grandeur va jusqu’à l’énormité, l’art que l’on appelle véritable, l’art des œuvres d’art n’est qu’accessoire .L’homme qui sent en lui un excédent de ces forces qui embellissent, cachent, transforment, finira par chercher à s’alléger de cet excédent par l’œuvre d’art; dans certaines circonstances, c’est tout un peuple qui agira ainsi.
Mais on a l’habitude, aujourd’hui, de commencer l’art par la fin; on se suspend à sa queue, avec l’idée que l’art des œuvres d’art est le principal et que c’est en partant de cet art que la vie doit être améliorée et transformée. Fous que nous sommes!Si nous commençons le repas par le dessert, goûtant à un plat sucré après l’autre, quoi d’étonnant si nous nous gâtons l’estomac et même l’appétit pour le bon festin, fortifiant et nourrissant, à quoi l’art nous convie? »

Nietzsche