Béliers, le film vrai.

Béliers est un drame islandais sorti sur les écrans en 2015 et réalisé par Grímur Hákonarson. Le film présenté à « Un certain regard » lors du festival de Cannes rencontre de bonnes critiques.

 

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Je suis allée voir le film Béliers tout à fait par hasard. Ma sœur avait des places de cinéma gratuites et le terme de cette offre arrivait à sa fin. Je n’avais pas le choix, ce dimanche soir serait ciné ou ne serait pas. Elle me dit alors qu’un film tourné en Islande la tente. Je dis « Béliers? », elle me répond « oui ». Chose extrêmement rare, je suis allée voir le film sans regarder la bande annonce. J’avais juste entendu dire qu’il s’agissait d’un film où deux frères ne s’entendent pas.

Happée
Dès le début du film j’ai été prise par l’histoire, que je sentais lente, que je sentais forte. Le fait de ne pas avoir vu d’images avant ce film faisait que je découvrais chaque couleur, chaque plan, chaque personnage. Je n’attendais pas une scène, je n’en anticipais pas une autre. J’étais dans la découverte. Il y avait la nature, il y avait des animaux, il y avait des personnes âgées. Tout ce que j’aime. J’ai été amusée que le réalisateur témoigne, lors d’une interview, préférer les « vieux » aux jeunes. Je suis un peu comme cela également. Il y a chez les personnes d’un certain âge une douceur, un apaisement et une prise de distance sur le monde. J’ai donc été emportée et très vite éprise du scénario.

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Bouleversée
Je ne suis pas férue des critiques et de leurs adjectifs qualificatifs. J’ai toujours trouvé cela trop simpliste. Seul les rédacteurs de ces mots peuvent bien savoir ce qu’il se cache derrière eux. Je pense qu’une belle réalisation mérite au moins une phrase. Et bien grande première : je n’arrive pas à en dire autre chose qu’un seul mot. Bouleversant. Bien sûr, je peux vous exprimer mes sentiments. Je senti la tristesse de ces hommes, j’ai senti leur perte de repères, j’ai senti leur désespoir. Leur solitude, aussi. La fin est magnifique, si parlante. Le message est si fort et l’image est si belle. La jeune femme que je suis, peu enclin à verser des larmes au cinéma, s’est surprise à pleurer. A vraiment pleurer.

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Je ne vous raconterai pas l’histoire
Or de question de dévoiler l’histoire, à vous de le voir, car il faut découvrir ce chef d’oeuvre ! C’est un grand film avec un réalisateur prometteur. Grímur Hákonarson s’est inspiré de sa jeunesse et de son travail au sein de fermes. Comme quoi, rien de tel que le terrain pour vraiment être efficace. Les deux acteurs principaux joués par Sigurður Sigurjónsson et Theódór Júlíusson sont grandioses.

Si vous voulez voir du beau, du vrai, allez-y.

Interview du réalisateur Grímur Hákonarson

Les critiques

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à voir lire
> La belle critique d’Anne-Sophie DELAHAIS

 

 

Crédits images dans l’ordre
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